C'était à l'époque où je faisais mon service militaire en Suisse ; je m'en rappelle comme si c'était hier. Etonnamment, l'esprit non conformiste et antimilitariste que j'étais avait obtenu une permission pour le week-end sur la base d'une médaille obtenue dans la catégorie de secourisme et transport des blessés. Troublé, mais heureux de quitter l'espace de deux jours ce cimetière intellectuel, je m'en allais prendre le train avec deux soi-disant sportifs d'élites qui avaient droit à tous leur week-end pour aller s'entraîner mais qui le passaient plutôt à boire en compagnie de filles légères. Pour ma part j'avais reçu un appel d'Amélie, une ancienne amie du lycée, qui organisait...