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El Jaguar del Arroyon| Titre: La rupture | 18 heures, je venais enfin d’arriver sur le quai de la gare Saint-Lazare. Mes pensées étaient confuses, mon regard nageait dans le vague ; j’avais appris deux semaines plus tôt que Vanessa, jeune nymphette brune de 20 ans avec qui je sortais depuis près d’un an, m’avait trompé avec un fils de pute de la faculté de psychologie dans laquelle elle étudiait elle-même. Certes notre couple battait de l’aile depuis quelque temps, certes je n’avais moi-même pas toujours été très fidèle, mais cet acte survenu pendant que je travaillais dans un autre département était pour moi impardonnable, jamais je n’aurais pensé qu’elle fut capable de me faire un coup pareil. Après de nombreuses disputes téléphoniques, après avoir baisé quelques salopes pour guérir mon ego, je m’étais senti assez calme pour accepter son invitation à un dîner - réglage de compte chez elle, le genre de truc cher aux femmes. Je me demandais comment ça allait se passer. J’étais à la fois anxieux et impatient. Je me demandais comment elle allait se comporter. Si elle ferait la fière ou si elle se montrerait humble. Je me demandais comment j’allais réagir. Puis je me dis qu’il ne servait à rien de se faire des films à l’avance. Nous verrions bien.
15 minutes de métro et quelques rues traversées plus tard je me retrouvai devant sa porte. Je pris une grande respiration et me décidai à frapper. Je l’entendis arriver depuis la cuisine, elle m’ouvrit.
- Tu es venu finalement… Me dit-elle avec un sourire un peu gêné.
Elle m’invita à la suivre dans le salon. Je le fis sans mot dire et en profita pour observer son corps de rêve. Elle portait comme à l’accoutumée un jean serré qui faisait ressortir son cul parfaitement rebondi et remontant légèrement comme par enchantement. Je devinais en-dessous un de ces strings minimalistes que je lui avait offert, cette pensées m’en amena une autre beaucoup moins agréable : « Elle s’en sert pour exciter les autres ». Je me sentis bouillonner de colère, mais elle se retourna et la vue de ses jeunes seins généreux moulés par un t-shirt blanc trop petit me calma quelque peu. Cette fille m’appartenait, son corps m’appartenait. | |
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| Titre: Souvenirs d'Asie | | Un beau jour d’avril, je décidai de fuir la folie de Bangkok où je séjournais depuis une semaine pour m’exiler dans un petit village isolé des plaines thaïlandaises. Comme chacun sait, la capitale est comme un piège qui se referme sur vous ; on y passe facilement trois jours sans dormir, visitant tour à tour les temples, les parcs, les pubs, les salons de massage, les discothèques, les stades de boxe, baisant plusieurs filles par jour (les filles se chargent de vous draguer, vous laissant ainsi toute votre énergie pour leur défoncer le cul). Ainsi j’avais décidé de laisser ma queue se reposer quelques jours.
Après m’être installé dans un petit bungalow au bord de la rivière Kwaï entouré de canne à sucre et de bananiers, je sortis me promener, goûtant l’air frais du soir. Passant devant un petit bar à ciel ouvert, j’entendis que l’on m’appelait :
- Eh, viens par là jeune homme ! (j’avais à cette époque-là vingt ans)
Je me retournai et vis un groupe de vieilles Asiatiques qui me faisaient de grands signes.
« Allons-y, je ne risque pas grand-chose » me dis-je.
C’est ainsi que je bus quelques verres de Singha Bier avec les tenancières du bar ainsi qu’un Anglais d’une quarantaine d’année. Je discutais innocemment avec ces gens quand soudain je l’aperçus, elle ; une toute jeune serveuse, sourire radieux, teint foncé et une poitrine fort généreuse pour une Asiatique. Elle était en train de se faire harceler par de vieux et gras touristes américains.
« Je ne peux quand même pas laisser faire ça ! » pensais-je, et je me dis que j’allais devoir reprendre du service.
Je la fis venir vers moi et engageai la conversation ; j’appris qu’elle s’appelait Sayrun, qu’elle avait 18 ans, et qu’elle travaillait là depuis peu. Elle avait l’air très heureuse de pouvoir parler avec moi car les jeunes voyageurs étaient rares dans la région. Elle me fit faire la connaissance d’une autre serveuse de 32 ans et je me dis que cela tombait bien, qu’avec l’Anglais nous allions nous en prendre chacun une. Je pensais qu’il avait compris le plan, seulement allez savoir pourquoi cet abruti leur dit :
- Ce gars-là il veut deux filles pour ce soir !
- Et qu’est-ce que tu ferais si tu avais deux filles pour toi ? me demandèrent-elle amusées.
- Vous verrez bien ! Leur répondis-je, entrant dans le jeu.
- Ok, allons-y !
Je fut surpris et devint quelque peu nerveux : Elle n’avaient pas l’air de rigoler ! Mais je me devais d’assumer mes paroles et l’idée de réaliser l’un de mes fantasmes me donna de l’assurance. Je quittai le bar avec une fille à chaque bras, ce qui ne manqua pas d’impressionner la bande des joyeux alcooliques. | |
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| Titre: Les cours de rattrapage | C’était un beau jour de printemps, je marchais tranquillement dans la rue, chauffé par les premiers rayons de l’après-midi. Comme tout bon universitaire, je ne possédais pas un centime, j’avais donc accepté temporairement un travail de répétiteur pour jeunes lycéens. Les mathématiques et sciences en général n’avaient plus de secrets pour moi et tenter d’y intéresser les jeunes en difficulté me semblait un challenge à ma portée.
C’est ainsi que je me rendis chez ma première élève ; sa mère m’avait appelé la veille car elle désespérait à l’approche des examens ; Florence risquait d’échouer son année si elle n’élevait pas rapidement son niveau en math et physique. Je sonnai à la porte, la mère m’ouvrit :
-Ah, voici le charmant jeune homme dont je t’ai parlé. Bonjour comment allez-vous ? Florence tu peux descendre s’il-te-plaît ?
Je lui répondis calmement et un peu gêné par tant d’enthousiasme. J’observais autour de moi, l’endroit semblait spacieux et assez luxueux pour un appartement. L’argent ne semblait pas être un problème pour eux, cela s’annonçait bien..
Florence finit par descendre. Elle aussi semblait gênée et je sentais qu’elle n’avait pas dû avoir son mot à dire quant à ma venue. A contre-coeur, elle me montra le chemin vers sa chambre ; je montai les escaliers du duplex suivi de près par sa mère.
-Voilà, vous pouvez vous installer là pour travailler. J’espère que vous pourrez aider ma fille mais attention avec elle, c’est une vraie tête de mule.
-Maman, arrête ça !
-Vous voyez ! Bon, et bien, je vous laisse…
- Ah, je peux plus la supporter ! me dit Florence d’un ton irrité.
Je lui dis que je compatissais car j’avais vaguement connu ça étant plus jeune. Je lui posai quelques questions afin de la mettre en confiance. Elle se calma assez vite et devint presque souriante. J’appris qu’elle avait 18 ans, qu’elle ne supportait pas les maths ni la plupart des gens de sa classe. Derrière ses lunettes, elle avait l’air d’une fille timide et réservée et je sentis qu’une certaine peur de s’affirmer devait lui gâcher une partie de sa vie sociale. Je la trouvais néanmoins mignonne avec ses long cheveux noirs, ses yeux pétillants, son nez fin sur lequel pointait quelques taches de rousseur, sa petite bouche, ses jeunes seins, sa taille serrée, son cul ferme qui ne lui donnait pas encore tout-à-fait la largeur d’une femme adulte... | |
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| Titre: Mlle Roulin | C’était le milieu de l’été. Je venais de terminer le livre que Mlle Roulin, la remplaçante de français que nous avions eue pendant 3 mois à la fin de l’année, m’avait prêté. Je me rappelais d’elle comme d’une jeune femme (la trentaine) dynamique et adepte de l’éducation moderne mais possédant néanmoins une certaine autorité naturelle. Sans être vraiment belle, elle avait un espèce de charme sauvage qui, à l’époque, avait fait fantasmer nombre de mes comparses, ce qui avait le don d’énerver les filles de la classe. Suite à un atelier d’écriture de science-fiction, elle avait noté chez moi un certain talent et m’avait confié une bible de plus de 1000 pages sur le sujet.
Tout en me remémorant certaines anecdotes, je cherchai dans l’annuaire pour voir si je pouvais trouver où elle habitait. Elle vivait dans le même quartier et par chance je pu localiser où était son appartement ; à 15 minutes de chez moi.
Je sortis donc. C’était le début de l’après-midi et le soleil tapait très fort.
« Après avoir réglé cette histoire, j’irai retrouver mes potes à la piscine. Avec un peu de chance les autre coquines seront là » me dis-je.
C’est en sueur que j’arrivai derrière la porte de Mlle Roulin. J’avais déjà pensé à tout ce que j’allais lui dire, sur les passages que j’avais appréciés et l’interprétation que j’en tirais. Je sonnai. J’entendis des bruits derrière la porte, puis de l’agitation, des tiroirs qui s’ouvraient et se refermaient, le tout pendant près de 5 minutes quand la porte s’ouvrit soudain.
D’un seul coup, tout mon argumentaire s’était échappé de mon esprit. La vision de mon ancienne remplaçante vêtue d’un bikini vert minimaliste me fit un moment oublier ce que j’étais venu faire par là. Elle était comme dans mon souvenir assez musclée tout en restant très féminine de par ses seins généreux et ses hanches solides. Elle rougissait un peu, mais certainement pas autant que moi.
-Tiens, salut ! Excuse-moi, ce n’est pas toi que je pensais voir arriver…
Et j’en déduis qu’elle devait être nue au moment où j’avais sonné, bronzant sur la terrasse en attendant je ne sais quel amant lubrique.
-Ah, tu m’as rapporté mon livre, c’est gentil de ta part ! Me dit-elle en retrouvant son assurance.
-Alors tu as aimé ?
-Euh… oui… lui dis-je, bégayant, la regardant d’un air bête.
-Tu es sûr que ça va ? me demanda-t-elle d’un air soucieux typique des institutrices. Je crois que le soleil t’a tapé sur la tête ! Entre te rafraîchir un moment avant de repartir..
-Euh… D’accord... | |
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| Titre: L'emménagement | C’était le début de l’année scolaire et je m’apprêtais à emménager sur le campus de mon université. J’avais eu beaucoup de chance de recevoir une réponse de la fondation de logement car il y avait des listes d’attente de parfois plusieurs années pour pouvoir disposer d’une chambre. Les chambres en question étaient regroupées par 3 ou 4 dans des appartements disposant de cuisine et salle de bain commune. Je me présentai donc sur place le jour convenu, afin de procéder au transfert des clés avec l’ancienne occupante. Je m’étais brièvement entretenu avec elle au téléphone ; elle avait un accent marqué de l’est, elle devait être tchèque ou polonaise. Notre rencontre confirma mon impression ; elle était assez grande, de longs cheveux blonds, des yeux gris-verts, des formes discrètes mais néanmoins harmonieuses et devait être à peine plus âgée que moi.
-Bonjour ! me dit-elle avec un sourire radieux, il va falloir attendre un moment car comme tu vois je n’ai pas encore terminé le nettoyage !
En effet, les concierges étant des gens maniaques. Ceux qui partaient devaient, en plus de nettoyer la chambre, faire le ménage dans tout l’appartement. Ils m’avaient également dit qu’il était interdit d’inviter des personnes extérieures à l’appartement pour dormir, mais là-dessus ils pouvaient toujours rêver…
Mes cours allaient recommencer :
-Je laisse mes affaires ici. Je repasserai vers 18 heures, lui dis-je.
-Ok merci, ça me laissera le temps de terminer ça et de faire mes adieux.
Après deux heures de cours rébarbatifs d’ingénierie des matériaux, j’en attaquai un autre qui nous préparait à réaliser un projet en rapport avec le développement durable. L’un des profs ayant été absent, nous fûmes libérés une heure plus tôt. Je retournai à l’appartement.
La porte n’était pas fermée à clef, mais pourtant on aurait dit que personne n’était là. Mes futurs colocataires, en tout cas, étaient absents. En me rendant du côté des chambres, je trouvai la mienne entrouverte. Des gémissements étranges en provenaient. | |
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| Titre: Vengeance | Minuit, je viens d’arriver au Macumba pour la plus grande soirée mousse de l’année. Mes potes et moi sommes tous habillés d’un simple pantalon, la douceur du temps nous a permis de tout laisser dans la voiture afin de s’épargner la queue au vestiaire. Après un tour au bar nécessaire qui me permettra de penser un peu moins à ma rupture récente avec Vanessa et au fait que cette pute s’envoie déjà en l’air chaque soir avec sa nouvelle victime, nous nous immergeons dans la mousse jusqu’à rapidement en avoir jusqu’au cou.
L’ambiance est déjà chaude ; la techno tribale et son rythme hypnotique mêlé aux milliers de litres de mousses qui tombent du canon en forme de bouteille de bière géante plonge tout le monde dans un état profond de transe. J’ai l’impression de participer à un bain moussant collectif ; je sens les corps des gens autour de moi, hommes et femmes, glisser sur le mien toujours dans le rythme. Etonnament, le contact d’autres hommes ne me provoque pas la répulsion habituelle, mais préférant de loin celui des femmes, je m’arrange pour être plus près d’un groupe de filles. Mes potes me suivent. Je sais consciemment que tenter de draguer serait déplacé et gâcherait cette ambiance, alors je continue juste à me frotter à elles, comme par hasard et elles me le rendent bien.
Un moment plus tard mon pote Sergei (un russe complètement fou qui avec la mousse qu’il a sur la tête me fait maintenant penser au Père Noël) me tire de ma danse torride et m’invite à participer à son délire bizarre. Muni d’un bonnet de bain, il s’amuse à faire de l’apnée à l’endroit ou la mousse est plus haute que la tête et à se balader d’un coin à l’autre de la piste de danse. Emporté par le son, je le suis, levant les bras au dessus de la mousse et les agitant en rythme. Après deux trois aller – retours, je perds sa trace. Je me rends compte qu’ils ont rallumé le canon à mousse à la puissance maximum au dessus de ma tête et que l’endroit où je pensais aller respirer n’est plus accessible.
Je commence à paniquer un peu, je tente de respirer par la bouche mais c’est l’erreur fatale, je tousse et cela me fait aspirer la mousse à nouveau, m’amenant au bord de la syncope. Soudain je me rappelle : respirer uniquement par le nez. Ce faisant le goût horrible de la mousse me rentre par le nez, j’arrive en effet à respirer un peu mais c’est difficile et je me dis qu’il faut que je sorte de là au plus vite. | |
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| Titre: Emilie | C’était un soir d’août, Christian, Emilie, Sophie et moi venions d’arriver au Montecristo, une boîte salsa du centre ville. Je m’étais lié d’amitié avec Emilie depuis peu, en fait j’avais été attiré par elle bien avant que nous fassions connaissance. A l’époque, il nous arrivait de nous saluer dans les couloirs et de nous regarder longuement de manière troublante, une alchimie très forte semblait nous attirer irrémédiablement l’un vers l’autre.
Elle était plutôt petite, avec de longs cheveux bruns, des yeux scintillants qui semblaient noirs tant ses pupilles étaient dilatées quand son regard coquin croisait le mien, un petit nez, quelques taches de rousseurs discrètes, une petite bouche, des seins légers mais qui semblaient bien fermes, un bon cul souvent moulé dans un jean ou une jupe élégante. Aussi étrange que cela puisse paraître, je ne lui avais jamais vraiment parlé avant le voyage de fin d’études il y avait quelques mois de cela, par manque d’occasion sans doute.
Depuis, nous partagions certaines activités comme les massages, nous semblions toujours attirés excessivement l’un par l’autre et cela servit certainement de base à nos relations amicales mais pourtant rien ne se produisait ; son caractère toujours changeant compliquait les choses et elle avait également tendance à trop réfléchir. | |
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| Titre: Maria | L’année passée, j’avais été invité à passer le Nouvel an chez Armand, un ami qui habitait dans un quartier aisé de Genève. Bien que pour un bourgeois il avait su rester simple, il n’en allait pas de même pour tous ses amis et je ne m’étais jamais vraiment senti à ma place dans leurs ambiances BCBG étant donné mes origines populaires.
Nous nous étions tous connus par l’intermédiaire d’un parlement de jeunes auquel nous avions activement participé de nombreuses années auparavant et il y avait parfois certaines tensions entre ceux qui comme moi voulaient aider les jeunes des cités défavorisées, comme celle dans laquelle je vivais, et les fils à papa qui tentaient surtout de se faire voir par les officiels, afin d’être propulsés plus facilement vers une carrière politique. Néanmoins faire la fête avait toujours été un objectif commun à tous et je gardais un excellent souvenir de nos sorties à l’autre bout du pays ; nous, francophones, étions connus pour notre chaleur et notre alcoolisme facile. Pour cela, je décidai finalement de me rendre à cette fête. | |
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| Titre: Laura und Paola | A l’époque où je faisais mon service militaire (qui comme chacun sle ait est obligatoire pour tout jeune homme suisse normalement constitué) je fis, étonnament, quelques charmantes rencontres. Je fus incorporé chez les conducteurs de bateaux, je pensais ainsi profiter de ces quatre mois perdus d’avance de ma vie pour apprendre quelque chose d’intéressant. Ainsi je me retrouvai dans une caserne perdue au fin fond de la Suisse allemande avec pour seuls amis normaux quelques Tessinois bien décidés à mettre la pagaille dans cette organisation trop bien réglée. Cela fut rapidement nécessaire ; les dix premières semaines étaient réservées à l’instruction de base : apprendre à tuer, à jouer à cache-cache dans la forêt, à déballer et remballer un tas d’objets inutiles et à se faire crier dessus en une langue incompréhensible.
Le seul souvenir agréable de cette époque-là est le deuxième jour ; nous étions allés chercher notre équipement à l’arsenal où Laura et Paolina, deux Suisses allemandes aux seins généreux, prenaient les mesures. Malheureusement nous n’avions eu le temps que pour quelques allusions quant aux mesures qu’elles prenaient et étant donné ma maîtrise de l’allemand, elles s’étaient contentées de rigoler comme deux coquines sans vraiment comprendre. Depuis nous ne les voyions presque jamais, sauf quand elles passaient au loin pendant que nous nous roulions par terre avec nos fusils dans une pitoyable imitation de Rambo imposée par nos chers officiers…
Je passais donc le reste du temps à tenter de survivre et finit par passer maître dans l’art du camouflage, ce qui me permettait entre autre d’improviser une sieste à n’importe quel moment. J’avais presque le record du nombre de punitions mais étais largement supplanté par mon ami Antonio qui était capable de sortir sa canne à pêche en plein simulacre de guerre chimique en bord de rivière. | |
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